PERMIS DE CONDUIRE À POINTS : Lancement de l’opération aujourd’hui

31 mars 2018 - 23 h 15 min

Le ministre de l’Intérieur, des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire va procéder, aujourd’hui, au lancement officiel du permis de conduire à points, à partir du Centre national de production des titres et documents sécurisés d’El Hamiz.

Noureddine Bedoui avait déclaré, en février dernier, que le document «sera fin prêt durant les dernières semaines du mois de mars». C’est un grand pas dans le renforcement de la sécurité routière, priorité majeure des pouvoirs publics. Pour le directeur du Centre national de la prévention et de la sécurité routières (CNPSR), Ahmed Naït El Hocine, «l’entrée en vigueur de ce permis touchera, en premier lieu, les primo demandeurs, à savoir les nouveaux titulaires du permis de conduire et ceux concernés par le renouvellement du permis, en attendant sa généralisation». «Les nouveaux titulaires du permis de conduire à points seront automatiquement fichés dans la base de données du fichier national des permis élaboré par le ministère de l’Intérieur», a-t-il indiqué, tout en précisant que  «la plateforme du système est opérationnelle». Pour l’actuel permis, le responsable a assuré qu’il reste valable, jusqu’à sa suspension totale .

HAUTEMENT SÉCURISÉ ET 100% ALGÉRIEN

Le nouveau permis biométrique, conçu par des ingénieurs algériens «est un document totalement sécurisé, qui permet une meilleure vérification de son détenteur et un suivi minutieux de son statut juridique», avait soutenu le ministre de l’Intérieur. Outre l’aspect technologique, le document, doté d’un système d’information avancé, vise à prévenir, mais aussi à lutter contre les accidents de la route.

Document à trois volets de couleur bleue, il est délivré pour une durée dite «probatoire de deux ans». Au terme de celle-ci et lorsque son titulaire n’a commis aucune infraction ayant entraîné un retrait, il est délivré un permis de conduire de couleur rose d’une validité de dix ans et doté d’un capital de 24 points qui seront réduits à chaque infraction commise par son titulaire. Un point est prévu pour les petits délits, liés essentiellement à l’équipement du véhicule et 6 points pour les infractions classées au 4e degré. «Il s’agit, dans cette catégorie, des infractions dangereuses à l’origine d’accidents graves, voire mortels», a précisé le DG du centre, citant le dépassement dangereux et le non-respect du stop et de la priorité. Le contrevenant sera soumis à une amende forfaitaire et à des sanctions pénales, selon les cas. Durant la période probatoire de deux ans, le permis de conduire est affecté d’un capital de 12 points seulement. Le retrait des points se fait selon un barème qui distingue quatre degrés de contraventions qui nécessitent un retrait de 1 à 6 points selon leur nature, mais 10 points seront retirés en cas de délit. Après le retrait de tous les points, le permis de conduire devient invalide et son titulaire est tenu de le remettre aux services habilités du ministère de l’Intérieur. Le titulaire ne peut dès lors postuler à l’obtention d’un nouveau permis de conduire, qui sera soumis à la période probatoire, qu’après 6 mois de la date de remise de son permis. Le permis de conduire peut également faire l’objet de suspension dans des cas de délit en plus des sanctions pénales et des amendes, sachant que la durée de suspension du permis varie selon la nature des délits. L’instauration du permis de conduire à points vise à réduire les accidents de la circulation à travers le durcissement des sanctions. Le directeur des unités, auprès le Commandement de la Gendarmerie nationale (GN), le colonel Mohamed Triki, avait, lors de la présentation du bilan des accidents de la circulation en 2017, mis en exergue les avantages de la mise en œuvre du permis de conduire à points. «Il facilitera la tâche des agents chargés de la sécurité routière qui n’auront plus besoin de dresser des contraventions écrites», a-t-il fait savoir. Avec l’introduction du nouveau permis et l’installation de feux tricolores dans les centres urbains, une diminution des barrages de police et de GN est prévue contre une plus grande mobilité à travers les différents axes routiers.

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