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L’affaire de l’usine Hyundai, symbole de l’échec de la politique industrielle du gouvernement

26 mars 2017 - 13 h 36 min

Le scandale de l’usine de montage Hyundai a pris de l’ampleur ce samedi lorsque le PDG de Tahkout Manufacturing Company (TMC) a personnellement pris la parole pour défendre son projet des critiques dont il fait l’objet.

Des photos circulant sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours ont en effet semblé révéler que les véhicules Hyundai supposés être assemblés en Algérie seraient en fait livrés déjà totalement assemblées, ne restant que les pneus à placer.

Les images ont été assez accablantes pour que TMC prenne la parole dès jeudi. Sans apporter de démenti, l’entreprise explique dans un communiqué avoir « commencé par l’assemblage des véhicules comme l’ont fait précédemment deux autres constructeurs de renommée mondiale en Algérie en appliquant le principe du SKD qui demeure le plus simple et le plus adapté à notre pays, dans le sens où il applique une formule d’assemblage de kits assez simple ».

Le communiqué laisse comprendre que TMC respecte parfaitement le cahier des charges établi par le gouvernement « qui stipule les conditions qui gèrent l’activité de production et de montage des véhicules ».

Bien qu’alambiqué, le communiqué reste au demeurant limpide : l’usine Hyundai de Tiaret est parfaitement aux normes établies par l’État algérien pour doter d’une « industrie automobile », avec un cahier des charges passoire établi par le gouvernement dans le seul but de créer l’illusion que l’Algérie dispose d’une industrie automobile prospère, alors que la réalité est beaucoup plus morose.

L’affaire de cette usine révèle ainsi au grand jour le réel problème de fond que représente l’échec de la politique industrielle du gouvernement dans le secteur automobile.

En optant pour une stratégie en amont avec l’implantation d’usine d’assemblage, le gouvernement a commis une erreur stratégique. L’Algérie aurait dû dès le départ axer en priorité sur la mise en place d’un solide réseau de sous-traitance. Une telle option aurait permis à l’Algérie de créer de la valeur ajoutée et une réelle richesse, comme l’ont fait beaucoup de pays comme la Tunisie et le Maroc.

Mais en conditionnant l’accès au marché algérien par l’implantation d’usines de montage, le gouvernement a, non seulement, opté pour la facilité, mais surtout, il a pu redistribuer les cartes dans l’importation automobile. De nombreux concessionnaires ont disparu au profit de nouveaux acteurs devenus majeurs du jour au lendemain, tandis que le gouvernement peut continuer de se gargariser publiquement d’illusoires voitures « made in bladi ».


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