NOUVELLES EXTENSIONS DU MÉTRO D’ALGER : Rush à la station-musée de la place des Martyrs

12 avril 2018 - 18 h 19 min

C’était attendu. L’exploitation commerciale, hier, des deux nouvelles extensions du métro de la capitale, place des Martyrs et Aïn Naâdja, après leur inauguration, la veille par le président de la République, allait susciter la curiosité des citoyens.

Une curiosité qui allait se matérialiser à l’ouverture des stations du métro, très tôt hier, vers 6h. notamment, au niveau de la nouvelle station sise à la place des Martyrs, au cœur de la capitale.
Une station-musée qui a été prise d’assaut dès l’aube par de nombreux citoyens de ce mythique quartier de la capitale mais aussi ceux des quartiers environnants pour être parmi les premiers à emprunter cette nouvelle extension. Mais pas que cela, car il s’agissait pour l’essentiel de ces gens de prendre connaissance du musée que renferme ladite station et qui permet un «voyage gratuit» dans près de 2 000 ans d’histoire du pays.
Un voyage à travers les nombreux vestiges archéologiques (entre autres pièces de monnaie et poterie), retraçant plus de
2 000 ans d’histoire que renferme ce musée à ciel ouvert érigé au-dessus de ce que fut la cité antique Icosium.
Un projet qui a été à l’origine du retard accusé dans le projet de réalisation de cette extension à partir de la Grande-Poste, et s’inscrivant dans la mise en œuvre de l’archéologie préventive alliant admirablement «patrimoine archéologique et aménagement du territoire».
Ce patrimoine archéologique qui fait l’attraction des citoyens nombreux à venir en famille pour prendre en photo ou encore filmer la partie émergente des fouilles qui laissent entrevoir une ville ottomane sur une superficie de 750 m2, dans l’attente d’autres vestiges encore enfouis.
«Je suis parmi les tout premiers à pointer à la station et je ne m’en suis pas encore rassasié», témoigne un vieux habitant de La Casbah qui a tenu à exprimer toute sa fierté pour ce bijou que, selon lui, «nombre de pays parmi les plus développés nous envient».
«Je suis fière d’être algérienne», déclare une jeune dame, hélée qu’elle était par ses deux accompagnateurs, elle qui tenait à immortaliser sa sortie de la station par une photo-souvenir par-devant la partie émergente du musée.
Ce rush, la Direction du service commercial et de communication au niveau de la RATP le confirme. «Nous avons tout simplement été impressionnés par le nombre de citoyens qui ont convergé vers la station, très contents de cette nouvelle station du métro. Des femmes ont même lancé des youyous pour exprimer leur profonde satisfaction», affirme Faïza Amazouz.
Pour notre interlocutrice, fortement sollicitée par de nombreux confrères, notamment ceux des chaînes de télévision, il y a eu «beaucoup de citoyens qui ont eu à contracter des abonnements en ce tout premier jour d’exploitation de cette extension».
Seulement, pour ce premier jour de l’entrée en exploitation des deux extensions du métro de la capitale, il y a eu des couacs. Notamment le fait que nombre de citoyens voulant se rendre de la place des Martyrs à l’autre nouvelle station de Aïn Naâdja et inversement, ou d’El-Harrach à Aïn Naâdja se sont retrouvés respectivement à la place des Martyrs et à El-Harrach-Centre, ignorant la nécessité de descendre à la station de Haï-el-Badr pour reprendre aussitôt une correspondance.
Surtout que les voix sonores des rames «ne sont pas encore toutes actualisées», comme le fait savoir un agent de la RATP de la station de haï-el-Badr. Ceci même si les conducteurs des rames assurant la correspondance Aïn-Naâdja-Haï-el-Badr invitent les voyageurs à prendre la rame de leur choix à leur descente contrairement à leurs collègues de la ligne place des Martys-El-Harrach. Ce pourquoi, d’ailleurs, de nombreux jeunes, des filles et des garçons, portant des gilets jaunes, essaiment les trois stations pour, justement, orienter les voyageurs dont la «culture d’emprunter les transports en commun est encore à acquérir», soutient un agent de la RATP en exercice à la station de Aïn-Naâdja où l’affluence était loin de celle enregistrée au niveau de la place des Martyrs.
A noter que les deux stations intermédiaires entre Haï-el-Badr et Aïn-Naâdja, à savoir celle en surface des ateliers et celle souterraine de Gué-de-Constantine, ne sont pas encore opérationnelles puisque toujours en travaux.

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