Le premier trimestre de l’année 2026 a été moins accidentogène que l’année précédente pour la même période. C’est le constat dressé, ce lundi, par le directeur des études et porte-parole à la Délégation Nationale à la Sécurité Routière (DNSR), Lahcen Boubka.
Intervenant dans l’émission « L’invité du jour » de la Chaîne 3 de la Radio algérienne, à l’occasion de la campagne de sensibilisation en perspective des examens du BEM (19-21 mai) et BAC (7-11 juin), ainsi que de la fête de l’Aïd El-Adha (27 mai) qui s’invite entre les deux, M. Boubka a conseillé aux parents et aux enfants de prendre leurs dispositions, notamment, en se réveillant tôt et en ralliant les centres d’examen tôt également pour ainsi éviter tout stress inutile et par la même occasion s’abstenir de faire de la vitesse et prévenir tout risque d’exclusion.
Concernant l’Aïd El-Adha, M. Boubka a rappelé que durant cette fête il y a une grande mobilité des citoyens, notamment entre les wilayas, pour aller célébrer cette fête en famille. Il a indiqué, par ailleurs, que la DNSR, qui relève du ministère de l’intérieur, est présente aussi avec les différentes délégations de wilaya dans plusieurs lieux stratégiques à l’image des grandes gares routières.
En outre, l’invité de la Chaîne 3 a fait savoir qu’une autre campagne de sensibilisation, en relation avec la saison estivale cette fois-ci, sera lancée le 7 juillet prochain, à partir de la wilaya de Tipasa.
Des chiffres en baisse
Revenant sur le bilan de ce premier trimestre de l’année 2026, le directeur des études à la DNSR s’est réjoui de la diminution du nombre des accidents de la route. Détaillant ses propos, avec des chiffres à l’appui, l’intervenant a indiqué que 6 291 accidents ont été enregistrés lors du premier trimestre de l’année 2026 au niveau national, soit une baisse de 1,32%.
Ces accidents ont causé malheureusement 825 décès. Un chiffre également en baisse de 4,40% par rapport à la même période de l’année 2025. En revanche, le nombre des blessés est en légère hausse avec 8503 blessés constatés, soit une augmentation de 0,31%.
Selon lui, cette diminution traduit la prise de conscience des conducteurs et des citoyens quant à l’importance d’adopter un comportement responsable sur la route.
Concernant les wilayas où il y a le plus grand nombre d’accidents, M. Boubka nous informe qu’Alger occupe toujours la tête du classement avec 316 accidents. La capitale est suivie de la wilaya de Chlef, avec 277 accidents, arrive ensuite la wilaya d’Oran en troisième position avec 252 accidents.
Par ailleurs, tout en rappelant que le facteur humain représente 96% des causes principales des accidents de la route, M. Boubka a annoncé que la DNSR a signé une convention avec l’université de Tipasa afin que cette dernière mène une étude comportementale pour expliquer ce chiffre effarant et tenter de répondre aux questions : pourquoi l’Algérien se comporte-t-il de cette manière ? Pourquoi le code de la route n’est-il pas respecté ? Pourquoi ces excès de vitesse sur la route ? Pourquoi toutes ces manœuvres dangereuses ? Pourquoi la distance de sécurité n’est-elle pas respectée ? Pourquoi on ne respecte pas la vitesse réglementée ? etc.