Frontière algéro-tunisienne : une nouvelle taxe alourdit le coût des déplacements en 2026

5 janvier 2026 - 8 h 55 min

La Tunisie demeure l’une des destinations favorites des touristes algériens, que ce soit pour des séjours de loisirs ou des déplacements réguliers depuis les régions frontalières. Toutefois, franchir la frontière coûtera désormais plus cher. La loi de finances 2026 introduit en effet une révision à la hausse de la taxe sur la consommation de carburant (TCC), applicable à tous les véhicules quittant le territoire national.

Désormais, la première sortie d’un véhicule touristique donne lieu au paiement de 1.000 dinars, contre 500 dinars auparavant. Cette augmentation marque l’entrée en vigueur d’un nouveau système de tarification progressive prévu par l’article 97 de la loi de finances, qui vise particulièrement les passages répétés.

Ainsi, à partir de la deuxième sortie, la taxe grimpe fortement : 5.000 dinars sont exigés, puis 10.000 dinars pour une troisième sortie. À partir de la quatrième, chaque passage supplémentaire est facturé à hauteur de 25.000 dinars. Cette grille tarifaire concerne l’ensemble des véhicules touristiques, qu’il s’agisse de particuliers, de taxis ou de bus.

Un impact direct sur les taxis frontaliers

Les professionnels du transport transfrontalier figurent parmi les plus touchés par cette réforme. Selon une note de la direction des douanes de la wilaya de Tébessa, publiée le 3 janvier 2026, les taxis effectuant plusieurs rotations quotidiennes verront leur charge fiscale augmenter de manière significative. Alors qu’une traversée coûtait 500 dinars en 2025, les chauffeurs réalisant quatre passages par jour devront désormais s’acquitter de 25.000 dinars.

Cette hausse pourrait entraîner une augmentation du prix des trajets entre l’Algérie et la Tunisie, avec des répercussions directes sur le budget des voyageurs.

Une charge variable pour les particuliers

Pour les automobilistes se rendant occasionnellement en Tunisie avec leur véhicule personnel, l’effet reste relativement limité. Une seule sortie se traduit par une hausse de 500 dinars seulement par rapport à l’année précédente. En revanche, les conducteurs effectuant des allers-retours fréquents seront soumis à des montants nettement plus élevés en raison du mécanisme progressif.

Les bus également concernés

La nouvelle réglementation inclut également les bus assurant des liaisons transfrontalières. La taxe est désormais calculée en fonction du poids du véhicule : 5.000 dinars par rotation pour les bus de moins de 10 tonnes et 12.000 dinars pour ceux dépassant ce seuil. Cette mesure pourrait influencer le coût des voyages organisés et des lignes régulières vers la Tunisie.

À travers cette réforme, les autorités entendent réajuster les frais liés aux passages frontaliers, en introduisant une tarification différenciée selon la fréquence des sorties. Si l’impact reste modéré pour les touristes occasionnels, les professionnels du transport et les usagers réguliers devront adapter leurs habitudes face à ces nouvelles charges.

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