Air Canada suspend ses vols Montréal–Alger pour l’été 2026

27 avril 2026 - 9 h 04 min

L’offre de vols entre l’Algérie et l’international se réduit à l’approche de la saison estivale 2026. Plusieurs compagnies aériennes ont annoncé des suspensions ou abandons de lignes, compliquant les déplacements, notamment pour la diaspora algérienne.

La principale annonce concerne Air Canada, qui a officialisé la suspension de sa liaison directe Montréal–Alger pour toute la saison estivale 2026. Initialement prévue avec quatre vols hebdomadaires à partir du 1er juin, cette route ne sera finalement pas opérée. La compagnie évoque une réévaluation de son réseau afin d’assurer la rentabilité de ses lignes, tout en confirmant une reprise envisagée en 2027.

Cette décision intervient dans un contexte international tendu. La crise du kérosène, aggravée par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz, pèse lourdement sur l’industrie aérienne. Le prix du carburant a fortement augmenté, poussant les compagnies à réduire leurs capacités ou à suspendre certaines liaisons jugées moins rentables.

Conséquence directe : la capacité de transport entre le Canada et l’Algérie diminue nettement. Air Algérie se retrouve pratiquement seule sur cette ligne, ce qui pourrait entraîner une hausse des prix des billets et une baisse des options pour les voyageurs, notamment ceux établis au Québec et dans le reste du Canada.

Parallèlement, une autre mauvaise nouvelle concerne l’est du pays. La compagnie espagnole Vueling a renoncé à lancer la ligne Alicante–Constantine, pourtant annoncée fin 2025 et attendue pour 2026. Cette liaison devait faciliter les déplacements de la diaspora algérienne installée dans la région d’Alicante, mais elle disparaît finalement du programme de la compagnie. Seules les dessertes vers Alger et Oran sont maintenues.

Ces deux décisions, bien que distinctes, illustrent une tendance globale : la contraction de l’offre aérienne vers l’Algérie dans un contexte de coûts d’exploitation élevés. Pour les voyageurs, cela se traduit par moins de vols directs, davantage d’escales et des billets potentiellement plus chers.

Si la situation énergétique mondiale ne s’améliore pas, d’autres ajustements pourraient suivre. L’été 2026 s’annonce ainsi sous tension pour le transport aérien, avec un impact direct sur la mobilité de la diaspora algérienne.

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